www.lejournaldesherbrooke.canoe.ca Le Journal de Sherbrooke, le mercredi 7 mars 2012

Une percée au Nunavik pour Endurance Aventure de Magog

Le tout premier Nunavik Adventure Challenge International se tiendra du 25 au 28 mars aux abords du village de Kangiqusualujjuaq dans le Nord québécois. Et ce sont deux visages bien connus de la région de Magog-Orford, Jean-Thomas Boily et Daniel Poirier, qui en sont les instigateurs. Endurance Aventure n'a pas vraiment besoin de présentation, du moins en Estrie, puisque ce groupe organise des événements à caractère sportif depuis près de 15 ans. Mais cet événement d'envergure internationale constitue une étape importante pour Daniel Poirier. « Ce n'est pas la première fois que nous organisons des activités dans le Nord québécois, nous y sommes allés à plusieurs reprises, mais c'est la toute première fois que l'on y tiendra un événement d'envergure internationale », affirme fièrement Daniel Poirier. Ce raid d'endurance, qualifié d'unique par les deux hommes, permettra aux participants de vivre une expérience incomparable, tout en rendant hommage aux Inuits et à leurs ancêtres qui occupent ce territoire depuis des milliers d'années. « Ça va être une compétition très relevée, on s'attend à accueillir 10 des meilleures équipes (duos) au monde », s'empresse de signaler avec enthousiasme Daniel Poirier. Ces équipes de deux compétiteurs proviendront de l'Afrique du Sud, de l'Italie, de la France, du Royaume-Uni, des États-Unis et du Canada. Tous ces participants mettront à l'épreuve leurs habiletés en ski hors piste, en raquettes, course à pied, escalade, alpinisme, planche à neige et en orientation. Ils devront également camper dans la toundra au cours de cette palpitante aventure de trois jours. « Il nous a fallu plus de trois ans pour planifier l'organisation de cet événement, indique Daniel Poirier. Il fallait penser à tout et l'éloignement de ce site compliquait parfois les choses sur le plan de la logistique. Mais nous y sommes parvenus. Il y a plusieurs bénévoles du Nunavik qui ont accepté de nous aider dans la préparation de l'événement. Durant les trois jours de compétition, on pourra miser sur 23 habitants du Nunavik. » Grand rêve ! Le Nunavik constitue un vaste territoire d'une superficie équivalente à celle de la France, peu- AD{JJ01504903} Christian CARON * christian.caron@hebdosquebecor.com plé de quelques 12 000 personnes, principalement des Inuits, qui se sont adaptés à l'un des climats les plus rigoureux de la planète. Pour l'équipe d'Endurance Aventure, c'est une opportunité inespérée. « Pour nous, c'est un rêve qui se réalise, c'est sûr. On veut toujours découvrir de nouveaux endroits pour relever de nouveaux défis. Recevoir les meilleurs du monde dans un endroit pareil, c'est le summum de ma carrière », avoue Daniel Poirier. Celui-ci précise que cet événement international de prestige est le fruit d'un programme de développement touristique novateur mis sur pied par l'Administration régionale Kativik et par le programme Ungaluk. Le Nunavik Adventure Challenge a été créé en partenariat avec Endurance Aventure à titre de programme de développement et de formation professionnelle en tourisme. Tel que mentionné précédemment dans le texte, 23 Nunavimmiut ont obtenu des certifications à titre d'instructeurs ou de personnel technique. Grâce à cette qualification et leurs grandes connaissances du terrain, ils font partie de l'équipe logistique de l'événement. Daniel Poirier ne manque pas de dire que cet événement international génère de la fierté chez les habitants de Kangiqusualujjuaq. D'autant plus que deux équipes locales prendront part à l'événement. Une fois de plus, Endurance Aventure fera sa marque dans un coin éloigné du Québec.

Encore les mauvais prophètes

La première fin de semaine de la relâche fut correcte mais elle aurait pu être, non pas parfaite, mais certainement meilleure si les mauvais prophètes météorologiques n'avaient pas erré autant comme ils le font si souvent. On a beau s'évertuer à taxer les présentateurs de conditions météorologiques de mauvaise foi et de propos souvent biaisés loin des réalités, le message ne passe visiblement pas. Les rapports apocalyptiques affichent plus souvent des conditions de milieu urbain et non de montagne. Il pleuvait à Sherbrooke samedi clamaient les radios mais personne ne nuançait qu'en montagne, il n'en était rien, voire même qu'il neigeait. « Nous n'avons eu aucune goutte de pluie », déclare Luc St-Jacques, porte parole à Owl's Head tout en regrettant que les skieurs aient raté des conditions sublimes. Même discours à Orford où le directeur général Luc Chapdeleine souligne « qu'il était difficile de convaincre les gens de la ville qui nous appelaient qu'en montagne le décor était tout autre. La visibilité était un peu réduite mais les conditions étaient tendres et agréables. » L'absence de nuances est préjudiciable à toute une industrie qui doit malgré elle s'appuyer sur des prévisions souvent loin de la réalité de terrain. «À Sutton, le mercure à la base de la station est souvent inférieur de 4 degrés à celui du village, lequel doit être abaissé d'un autre 4 degrés au sommet. Il n'est donc pas rare que lorsqu'il pleut au village, il neige à la montagne », souligne la relationniste Nadya Baron. Le micro climat de Sutton amène même parfois des surprises comme le 15 cm de neige de dimanche AD{JJ01640427} 61 dernier alors qu'aucune autre station voisine n'en a reçue. Las de se battre contre cet acharnement à ne faire que des bulletins météorologiques « pour les parents qui s'inquiètent pour leurs enfants ou ceux qui vont travailler », le PDG de Ski Bromont, Charles Desourdy ironise qu'il serait souhaitable qu'il y ait un jour « un canal météo spécialisé dans le plein air. » La riposte d'Owl's Head Du coté d'Owl's Head, on ne nie pas que parfois les prévisions peuvent s'avérer fondées mais de là à les annoncer longtemps à l'avance à partir de modèle qui peuvent changer causent des maux de tête aux gestionnaires de stations. Le redoux qui pourrait survenir jeudi aura d'ailleurs été annoncé au moins 6 jours à l'avance. La station de Mansonville a donc décidé d'anticiper le préjudice et à la surprise générale, elle a annoncé pour jeudi une 3e journée à 20$ en sus de ses populaires mardis et mercredis à 20$. Décision pour le moins étonnante en cette lucrative semaine de relâche. Et si la journée devait s'avérer belle? On imagine le manque à gagner dans les coffres de la station. Anticipant toujours un achalandage élevé lors de ces journées à rabais, Owl's Head instaurera enfin un débarcadère depuis longtemps réclamé. Une fois passagers et skieurs débarqués, le conducteur pourra dans l'éventualité d'un stationnement comble, se rabattre sur celui du golf d'où une navette le ramènera à la station.

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